Suivi spécifique les premières années

La prise en charge de la prématurité débute avant la naissance grâce à une bonne concertation obstétrico-pédiatrique. Elle est complexe et très spécialisée. Après l’hospitalisation, le médecin généraliste accompagne la famille et l’enfant quand il grandit. Ce dossier a pour objet d’aider à comprendre ce que ces enfants ont vécu lors des prises en soins hospitalières initiales, au cours desquelles les soins de confort et de développement prennent une place de plus en plus importante. Pour optimiser l’accompagnement, il est important de garder à l’esprit que ces enfants ne doivent pas être vus toute leur vie comme d’anciens prématurés mais que cet antécédent doit être pris en compte dans leur suivi. Les données cliniques développées ici n’ont pour but que de mettre en exergue les points d’attention de ce suivi.

Au sommaire

Prématurité : définitions, épidémiologie et prévention

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la prématurité comme une naissance survenant avant 37 semaines d’aménorrhée (SA) révolues, le terme de la grossesse étant estimé à partir de la date du premier jour des dernières règles et/ou à l’aide d’une échographie réalisée au cours du premier trimestre de grossesse. Selon…

Spécificités de la prise en charge du prématuré (hors pathologies respiratoires et entérocolite ulcéronécrosante)

La prise en charge hospitalière d’un nouveau-né prématuré dépend avant tout du degré de prématurité et du poids de naissance. Ainsi, les grands ou très grands prématurés sont pris en charge dans un service de soins critiques (réanimation, soins intensifs) au sein duquel ils reçoivent les soins nécessaires et adaptés aux risques qu…

Entérocolite ulcéronécrosante

L’entérocolite ulcéronécrosante (ECUN) est une complication digestive redoutée en néonatologie, par sa capacité à mettre en jeu le pronostic vital brutalement et par la morbidité séquellaire qu’elle peut entraîner. En France, elle touche environ 5  % des enfants nés avant 32 semaines d’aménorrhée  ; elle est d’autant…

Diagnostic et prise en charge des pathologies respiratoires de la prématurité

Les pathologies respiratoires des premières semaines de vie sont une des principales causes d’hospitalisation des nouveau-nés, en particulier prématurés, en réanimation ou soins intensifs. Au-delà des détresses respiratoires, la prématurité impose des hospitalisations prolongées en soins critiques pour pallier les conséquences de l…

Soins individualisés de développement et soins centrés sur la famille de l’enfant prématuré

La mortalité des enfants prématurés a beaucoup diminué, y compris chez les enfants nés à la limite de viabilité (de 22 à 25 semaines d’aménorrhée [SA]), avec une absence d’anomalies majeures du développement neurosensoriel pour 90  % des extrêmes prématurés vivants à deux ans.1 À long terme, les complications…

Sortie de l’hôpital et suivi d’un prématuré

La sortie de l’hôpital d’un nouveau-né prématuré se fait généralement au voisinage de la date théorique du terme, lorsque l’enfant est autonome sur les plans respiratoire et alimentaire. La préparation à la sortie est centrée sur l’accompagnement des compétences parentales dans l’observation de leur enfant et la gestion des routines…

Devenir à long terme du prématuré

Le devenir à long terme des enfants nés prématurés est l’un des principaux enjeux de la néonatologie. En France, alors qu’elle ne représente que 7  % des naissances, la prématurité est la première cause de décès néonatal et elle est responsable de la moitié des handicaps d’origine périnatale. La sensibilisation des…

Les messages clés

La prématurité concerne environ 7  % des naissances en France, et la grande prématurité (naissance avant sept mois de grossesse) n’en représente qu’une petite partie (environ 1,2  % des naissances)

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Tableaux et figures

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