Jacques Hochmann est psychiatre et psychanalyste. Il nous livre ici sa crainte que les progrès en neurosciences ne tendent à trop « biologiser » la psychiatrie, le patient se croyant assigné à une « identité neurodiversitaire ». Vision rassurante pour les plus cartésiens mais réductrice s’il en est !

Pour appuyer son propos, l’auteur revient notamment sur l’émergence de la notion d’evidence based medicine qui, à son origine dans les années 1990, se voulait être une médecine fondée sur les preuves mais aussi sur les besoins émotionnels des patients et sur leur coopération, en tenant compte de leur demande ! Deuxième postulat tombé dans l’oubli depuis lors…

L’auteur ne se fait pas pour autant défenseur d’une psychanalyse exclusive, mais plaide pour une psychiatrie narrative mettant en avant l’histoire individuelle et l’environnement dans lequel chacun évolue. Son exposé est richement illustré de cas cliniques (dont des extraits du récit que fait Temple Grandin de son autisme) et d’une correspondance fictive avec un confrère psychiatre. 

Le lecteur est rapidement acquis à la cause du Dr Jacques Hochmann, qui défend finalement un exercice humaniste et empathique de la psychiatrie…

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