Compte tenu de l’amélioration de la disponibilité des médicaments à base de quétiapine à libération prolongée, l’ANSM a annoncé l’abrogation prochaine de la recommandation de remplacement.

La disponibilité des médicaments à base de quétiapine à libération prolongée s’améliore selon les dosages :

  • 50 mg LP : les stocks disponibles au niveau des laboratoires et des grossistes répartiteurs permettent de répondre aux besoins des patients. Une amélioration significative est observée par rapport à la fin de l’année 2025 ;

  • 300 mg LP : les stocks se reconstituent progressivement au niveau des laboratoires et des grossistes répartiteurs. Les besoins sont actuellement couverts ;

  • 400 mg LP : la situation reste fragile en raison de retards de production survenus les mois précédents, mais les approvisionnements reprennent graduellement.

 

Ainsi, à compter du 20 juillet 2026, l’ANSM abroge la recommandation temporaire de remplacement qui permettait aux pharmaciens de délivrer une préparation magistrale de quétiapine à libération immédiate en remplacement d’un médicament à base de quétiapine LP indisponible, sans nouvelle prescription médicale.

La prise en charge des préparations magistrales sera de nouveau soumise au droit commun.

Recommandations pour les médecins

Afin d’éviter de nouvelles tensions et jusqu’à normalisation complète de la situation, il est recommandé de ne pas initier de traitement par quétiapine LP, sauf pour les patients ayant un épisode dépressif caractérisé dans le cadre d’un trouble bipolaire et de privilégier une alternative adaptée dès que cela est possible.

À partir du 20 juillet 2026, les pharmaciens délivreront uniquement le médicament indiqué sur l’ordonnance. Si dans l’intérêt de certains patients, vous estimez qu’une préparation magistrale de quétiapine à libération immédiate est nécessaire en l’absence de spécialité équivalente disponible, vous pourrez la prescrire en précisant sur l’ordonnance : « prescription à but thérapeutique en l’absence de spécialité équivalente disponible ».

Informez vos patients que c’est de nouveau le droit commun qui s’applique pour la prise en charge des préparations magistrales.

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