Pouvant mettre en jeu le pronostic vital, c’est l’urgence gynécologique par excellence.
Grâce à l’amélioration du diagnostic, qui est plus précoce, et de la prise en charge, moins invasive, la morbi- mortalité a diminué. En parallèle, son incidence a augmenté dans les pays développés (environ 2 % des grossesses en France
).

Redouter la rupture

Par une distension excessive de la paroi tubaire, la patiente risque une rupture suivie d’un hémopéritoine, qui peut être massif et mortel à cause d’un choc hypovolémique (10 à 15 % de la mortalité maternelle aux États-Unis).
Faire le diagnostic est donc capital. Une GEU doit être évoquée chez toute femme en âge de procréer ayant des douleurs pelviennes et/ou des métrorragies. Dans ces situations, très fréquentes au premier trimestre de grossesse, l’enjeu est d’identifier les rares patientes concernées parmi les nombreuses grossesses d’évolution normale ou en cours d’avortement spontané.

Deux examens permettent d’éliminer le diagnostic : un dosage des hCG (human Chorionic Gonadotropin) négatif ; en cas de hCG positifs, la visualisation échographique d’une grossesse intra-utérine.

Examen clinique

Les facteurs de risque sont nombreux. Le principal est un antécédent personnel de GEU. Tabagisme, infections génitales hautes (salpingites) antérieures, chirurgie annexielle ou abdomino-pelvienne ou endométriose (risque d’adhérences gênant le bon fonctionnement tubaire), prise de microprogestatifs (qui altèrent la motilité tubaire sans bloquer l’ovulation) sont incriminés.

L’assistance médicale à la procréation (AMP) est également considérée favorisante même si la part liée à la technique (insémination, FIV) est souvent intriquée avec la cause de l’infertilité (origine tubaire ? endométriose ?). Les grossesses hétérotopiques (présence concomitante d’une grossesse extra- et intra-utérine) sont extrêmement rares mais plus fréquentes en cas d’AMP.
Enfin, le dispositif intra-utérin (DIU) au lévonorgestrel est aussi un facteur de risque (cf. microprogestatif) ; le DIU au cuivre, par sa position, n’agit que sur l’implantation intra-utérine sans bloquer l’ovulation. Il n’est pas un facteur de risque de GEU mais ne peut pas...

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