Une femme âgée de 33 ans consulte pour une douleur aiguë du genou droit évoluant sur un terrain de gêne chronique, associée à une limitation fonctionnelle. L’examen clinique met en évidence un genou tuméfié et douloureux à la mobilisation.
La radiographie standard du genou droit montre un épanchement intra-articulaire et des formations ostéophytiques (fig. 1). L’échographie objective un épanchement intra-articulaire volumineux à contenu anéchogène, cloisonné, intéressant les récessus suprapatellaire, infrapatellaire, médial et latéral. Elle révèle également un épaississement nodulaire de la synoviale, associé à une discrète hypervascularisation au Doppler couleur et à une infiltration de la graisse adjacente.
Devant une suspicion initiale d’arthrite septique, une antibiothérapie probabiliste est instaurée. Toutefois, l’analyse cytobactériologique du liquide synovial met en évidence un épanchement sérohématique inflammatoire, avec un volume de 80 cc, une numération leucocytaire à 4 800/mm³ (polynucléaires neutrophiles : 40 %, lymphocytes : 60 %), une numération érythrocytaire à 12 500/mm³, sans mise en évidence de germes, avec des cultures négatives, l'absence de cristaux et d’ADN de Mycobacterium tuberculosis. Un essai thérapeutique par colchicine (1 mg/j) ne permet pas d’amélioration clinique significative.
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) du genou droit (fig. 2) montre un épaississement synovial diffus et marqué, aux contours irréguliers, en hyposignal sur les séquences T1 et avec suppression de graisse, et un rehaussement hétérogène après injection de gadolinium, mesurant jusqu’à 7,2 mm d’épaisseur maximale. La séquence en écho de gradient T2* met en évidence une perte de signal marquée avec un effet de blooming au niveau de la synoviale et du coussinet adipeux infrapatellaire, en faveur de dépôts d’hémosidérine. Un important épanchement intra-articulaire, par endroits cloisonné, est également observé. D’autres anomalies sont retrouvées, comprenant une reconversion médullaire des métaphyses fémorale et tibiale, un pincement du versant externe de l’articulation fémoropatellaire, un kyste mucoïde métaphysaire interne du fémur mesurant 16 × 7 mm, une infiltration des parties molles péri-articulaires s’étendant à la graisse sous-cutanée, ainsi que de petits ganglions poplités de moins de 1 cm.
Une synovectomie chirurgicale est alors réalisée. L’examen anatomopathologique révèle une prolifération disposée en couches et en structures papillaires, constituée de cellules géantes disséminées au sein d’un contingent de cellules mononucléées, associée à une réaction stromale fibreuse. Des nappes d’histiocytes spumeux et d’histiocytes chargés d’hémosidérine, parfois disposés en couronne, ainsi que des espaces kystiques, sont également observés. Les mitoses y sont nombreuses. L’aspect morphologique est évocateur d’une tumeur à cellules géantes ténosynoviales.
Les études immunohistochimiques et cytologiques montrent une absence d’expression de la podoplanine, de la desmine et de MDM2 par les cellules tumorales, avec une expression focale de p63.
Une prise en charge rééducative adaptée est mise en place afin de restaurer la mobilité articulaire, renforcer la fonction du genou et optimiser la récupération fonctionnelle. Le risque de récidive étant élevé, un suivi régulier s’avère nécessaire.
La radiographie standard du genou droit montre un épanchement intra-articulaire et des formations ostéophytiques (fig. 1). L’échographie objective un épanchement intra-articulaire volumineux à contenu anéchogène, cloisonné, intéressant les récessus suprapatellaire, infrapatellaire, médial et latéral. Elle révèle également un épaississement nodulaire de la synoviale, associé à une discrète hypervascularisation au Doppler couleur et à une infiltration de la graisse adjacente.
Devant une suspicion initiale d’arthrite septique, une antibiothérapie probabiliste est instaurée. Toutefois, l’analyse cytobactériologique du liquide synovial met en évidence un épanchement sérohématique inflammatoire, avec un volume de 80 cc, une numération leucocytaire à 4 800/mm³ (polynucléaires neutrophiles : 40 %, lymphocytes : 60 %), une numération érythrocytaire à 12 500/mm³, sans mise en évidence de germes, avec des cultures négatives, l'absence de cristaux et d’ADN de Mycobacterium tuberculosis. Un essai thérapeutique par colchicine (1 mg/j) ne permet pas d’amélioration clinique significative.
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) du genou droit (fig. 2) montre un épaississement synovial diffus et marqué, aux contours irréguliers, en hyposignal sur les séquences T1 et avec suppression de graisse, et un rehaussement hétérogène après injection de gadolinium, mesurant jusqu’à 7,2 mm d’épaisseur maximale. La séquence en écho de gradient T2* met en évidence une perte de signal marquée avec un effet de blooming au niveau de la synoviale et du coussinet adipeux infrapatellaire, en faveur de dépôts d’hémosidérine. Un important épanchement intra-articulaire, par endroits cloisonné, est également observé. D’autres anomalies sont retrouvées, comprenant une reconversion médullaire des métaphyses fémorale et tibiale, un pincement du versant externe de l’articulation fémoropatellaire, un kyste mucoïde métaphysaire interne du fémur mesurant 16 × 7 mm, une infiltration des parties molles péri-articulaires s’étendant à la graisse sous-cutanée, ainsi que de petits ganglions poplités de moins de 1 cm.
Une synovectomie chirurgicale est alors réalisée. L’examen anatomopathologique révèle une prolifération disposée en couches et en structures papillaires, constituée de cellules géantes disséminées au sein d’un contingent de cellules mononucléées, associée à une réaction stromale fibreuse. Des nappes d’histiocytes spumeux et d’histiocytes chargés d’hémosidérine, parfois disposés en couronne, ainsi que des espaces kystiques, sont également observés. Les mitoses y sont nombreuses. L’aspect morphologique est évocateur d’une tumeur à cellules géantes ténosynoviales.
Les études immunohistochimiques et cytologiques montrent une absence d’expression de la podoplanine, de la desmine et de MDM2 par les cellules tumorales, avec une expression focale de p63.
Une prise en charge rééducative adaptée est mise en place afin de restaurer la mobilité articulaire, renforcer la fonction du genou et optimiser la récupération fonctionnelle. Le risque de récidive étant élevé, un suivi régulier s’avère nécessaire.
Références
1. Murphey MD, Rhee JH, Lewis RB, et al. Pigmented villonodular synovitis: Radiologic-pathologic correlation. RadioGraphics 2008;28(5):1493‑518.
2. Sbaraglia M, Bellan E, Dei Tos AP. The 2020 WHO classification of soft tissue tumours: News and perspectives. Pathologica 2020;113(2):70‑84.
3. West RB, Rubin BP, Miller MA, et al. A landscape effect in tenosynovial giant-cell tumor from activation of CSF1 expression by a translocation in a minority of tumor cells. Proc Natl Acad Sci USA 2006;103(3):690‑5.
4. Fazio AD, Mazzella GG, Greco T, et al. Diagnosis and treatment options in pigmented villonodular synovitis of the knee: A narrative review. JCM 2025;14(16):5857.
5. Tan YC, Tan JY, Tsitskaris K. Systematic review: Total knee arthroplasty (TKA) in patients with pigmented villonodular synovitis (PVNS). Knee Surg & Relat Res 2021;33(1):6.
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5. Tan YC, Tan JY, Tsitskaris K. Systematic review: Total knee arthroplasty (TKA) in patients with pigmented villonodular synovitis (PVNS). Knee Surg & Relat Res 2021;33(1):6.
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