Le propranolol est un bêtabloquant utilisé dans le traitement de nombreuses pathologies telles que l’hypertension artérielle, l’angor, les troubles du rythme cardiaque, le postinfarctus du myocarde, la cardiomyopathie obstructive, les manifestations cardiovasculaires des hyperthyroïdies, les palpitations liées aux situations émotionnelles transitoires, la migraine et les tremblements essentiels.
Les médicaments à base de propranolol 40 mg (comprimé) font actuellement l’objet d’importants retards d’approvisionnement de la part des laboratoires. Les autres dosages de propranolol (80 mg LP et 160 mg LP, en gélules) et les autres présentations (solutions buvables, solutions injectables) ne sont pas concernés. La situation en ville devrait s’améliorer progressivement à partir du mois de février en fonction des laboratoires.
Des alternatives à privilégier
L’ANSM recommande aux médecins de limiter autant que possible les initiations de traitement par propranolol 40 mg comprimé et d’envisager d’autres bêtabloquants (bisoprolol, nébivolol, aténolol…) ou des alternatives adaptées, tenant compte de l’indication et des recommandations thérapeutiques en vigueur.
Le carvédilol est l’alternative à privilégier pour la prévention des hémorragies gastro-intestinales hautes en lien avec une hypertension portale (rupture de varices œsophagiennes notamment).
Toutefois, dans la prise en charge des troubles du rythme cardiaque, le propranolol reste indispensable chez les femmes qui allaitent et les enfants atteints du syndrome du QT long congénital ou de tachycardie ventriculaire polymorphe catécholergique.
Afin d’éviter toute interruption de traitement, des lots de Propranolol Teva 40 mg seront mis à disposition de manière dérogatoire (et temporaire) d’ici mi-février.