Il faut distinguer deux types d’inégalité de longueur des membres inférieurs : les inégalités réelles qui sont métriquement existantes et généralement bien tolérées jusqu’à 10-15 mm, et dont l’origine est le plus souvent infrapelvienne (sur des inégalités de longueur au tibia ou au fémur) ou intrapelvienne et généralement le fait de l’usure secondaire à l’arthrose ; les inégalités fonctionnelles qui sont ressenties par le patient alors que les deux membres inférieurs sont de longueur égale, on les trouve notamment dans les cas d’obliquité du bassin, souvent secondaire à des causes rachidiennes. Les inégalités fonctionnelles sont également présentes en cas d’attitude vicieuse des membres, d’insuffisance musculaire ou de flexum de hanche ou du genou.
Le diagnostic d’inégalité vraie de longueur des membres inférieurs se fait généralement au moyen de clichés radiographiques. Idéalement, il s’agit de clichés corps entier, avec dorénavant des systèmes d’évaluation très précis tels que le dispositif EOS. Ce dispositif, permettant l’acquisition simultanée de deux clichés de face et de profil, chez un patient en position assise ou debout, limite la dose de rayons X absorbée par le patient et trouve tout particulièrement son indication en orthopédie, permettant notamment une reconstitution 3D des membres inférieurs ou de la colonne vertébrale. À défaut, une radiographie du bassin...

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