Des cancers évitables
L’objectif princeps de la vaccination prophylactique contre les papillomavirus humains est de prévenir le cancer du col de l’utérus chez les femmes immunisées. La quasi-totalité de ces cancers (précédés de lésions précancéreuses) sont dus à une infection persistante par des papillomavirus à haut risque. Le dépistage de ces lésions reste toutefois un complément indispensable à la vaccination, y compris chez les femmes vaccinées. La prévention vaccinale d’autres cancers anogénitaux et des voies aérodigestives supérieures imputables aux papillomavirus à haut risque dans les deux sexes, et pour lesquels il n’existe aucun dépistage, est maintenant envisagée : la Haute Autorité de santé a publié une recommandation visant à étendre cette vaccination à tous les jeunes garçons. Ce dossier fait état des données clinico-biologiques des programmes d’immunisation dans le monde ainsi que des recommandations vaccinales françaises, en tenant compte des données épidémiologiques sur les maladies associées aux papillomavirus et sur les preuves de l’efficacité des vaccins et de leur tolérance. Christiane Mougin

Au sommaire

Politique de vaccination contre les infections à papillomavirus humains en France et dans le monde

En France, en 2007, la disponibilité des vaccins contre les infections à papillomavirus humains (HPV) à haut risque Gardasil puis Cervarix a conduit les autorités sanitaires à introduire cette vaccination dans le calendrier vaccinal avec comme objectif la réduction de l’incidence des lésions précancéreuses du col de l’utérus. Le…

Vaccination contre les infections à papillomavirus : données de pharmacovigilance

Les infections à papillomavirus sont les infections sexuellement transmissibles les plus répandues dans le monde. Elles concernent plusieurs sites anatomiques, en particulier le col de l’utérus, la vulve, le pénis, l’anus et l’oropharynx. Le risque, en cas d’infection persistante par des génotypes à haut risque, est la survenue de…

Vaccination contre les papillomavirus : arguments et preuves de son efficacité

Une infection par un papillomavirus humain (HPV) est nécessaire, même si elle n’est pas suffisante, au développement du cancer du col de l’utérus. Ainsi, la mise en place d’une prévention primaire par la vaccination contre les papillomavirus et secondaire par le dépistage virologique permet d’envisager l’éradication de ce cancer…

Vaccination contre les papillomavirus : les questions en suspens

Les papillomavirus sont des petits virus non enveloppés à ADN faisant partie de la famille des Papillomaviridae. On considère que l’infection par le papillomavirus humain (HPV) est une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes (et cela principalement au niveau des muqueuses). Le nombre de personnes porteuses d…

Le dépistage du cancer du col de l’utérus doit continuer !

Le cancer du col utérin peut être évité. En effet, d’une part il s’agit d’un cancer viro-induit pour lequel il existe des vaccins prophylactiques efficaces, et d’autre part ce cancer est marqué par l’existence de lésions précancéreuses pendant une longue durée dont le dépistage permet un traitement peu morbide qui évite l’évolution…

Vaccination contre les papillomavirus : 10 messages clés

1 Les papillomavirus humains à haut risque (notamment les HPV 16 et 18) sont les agents étiologiques du cancer du col de l’utérus.2 Les papillomavirus humains à haut risque sont impliqués dans la genèse d’autres cancers de la sphère ano-génitale (vagin, vulve, anus et pénis) et de certains cancers des voies aéro­digestives…

Les messages clés

1 Les papillomavirus humains à haut risque (notamment les HPV 16 et 18) sont les agents étiologiques du cancer du col de l’utérus

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