Donneur vivant en transplantation rénale
En France, plus de 16 000 patients attendent une greffe rénale, alors que le nombre de greffes rénales à partir de donneur décédé est de l’ordre de 3 000 par an, soit en moyenne près de 6 receveurs pour un rein. De fait, les délais sur liste d’attente sont de plusieurs années. Idéalement, les patients en insuffisance rénale chronique terminale devraient être greffés avant le stade du traitement de suppléance par dialyse. Par conséquent, la seule marge de progression est le donneur vivant. Toute personne, y compris un ami, en bonne santé et ayant une fonction rénale normale pour son âge peut donner un de ses reins de son vivant, y compris à plus de 80 ans. L’incompatibilité de groupe sanguin n’est plus un obstacle, mais si le receveur a des anticorps anti-HLA dirigés contre le potentiel greffon, cela peut être problématique.

Le parcours du donneur potentiel va prendre 1 à 3 mois afin d’aborder tous les aspects du don : médical, chirurgical, psychologique, voire social. La fin du parcours est sanctionnée par un audit auprès du comité donneur vivant dont l’avis est non motivé. Après le don, la personne sera médicalement suivie à vie. L’immunosuppression, à base de tacrolimus, prise à vie par le receveur, est potentiellement néphrotoxique. Son remplacement par le bélatacept permettra, tout comme chez le donneur, une hypertrophie du rein et un gain de fonction rénale.

Enfin, les données françaises fournies par l’Agence de la biomédecine dans la cohorte 1993-2013 montrent qu’à long... Lire plus
En France, plus de 16 000 patients attendent une greffe rénale, alors que le nombre de greffes rénales à partir de donneur décédé est de l’ordre de 3 000 par an, soit en moyenne près de 6 receveurs pour un rein. De fait, les délais sur liste d’attente sont de plusieurs années. Idéalement, les patients en insuffisance rénale chronique terminale devraient être greffés avant le stade du traitement de suppléance par dialyse. Par conséquent, la seule marge de progression est le donneur vivant. Toute personne, y compris un ami, en bonne santé et ayant une fonction rénale normale pour son âge peut donner un de ses reins de son vivant, y compris à plus de 80 ans. L’incompatibilité de groupe sanguin n’est plus un obstacle, mais si le receveur a des anticorps anti-HLA dirigés contre le potentiel greffon, cela peut être problématique.

Le parcours du donneur potentiel va prendre 1 à 3 mois afin d’aborder tous les aspects du don : médical, chirurgical, psychologique, voire social. La fin du parcours est sanctionnée par un audit auprès du comité donneur vivant dont l’avis est non motivé. Après le don, la personne sera médicalement suivie à vie. L’immunosuppression, à base de tacrolimus, prise à vie par le receveur, est potentiellement néphrotoxique. Son remplacement par le bélatacept permettra, tout comme chez le donneur, une hypertrophie du rein et un gain de fonction rénale.

Enfin, les données françaises fournies par l’Agence de la biomédecine dans la cohorte 1993-2013 montrent qu’à long terme (15 ans) la survie du rein greffé est meilleure (+15 %) lorsqu’il est issu d’un donneur vivant, comparé à un greffon de donneur décédé.1 De plus, à ce terme, la demi-vie est atteinte/dépassée uniquement pour les receveurs ayant un greffon issu de donneur décédé.

Au sommaire

Transplantation rénale en France, avantages liés au donneur vivant

La transplantation rénale est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale. Même si cette assertion est discutable et doit être critiquée dans certaines situations, elle devrait concerner la grande majorité des patients ayant une « maladie rénale chronique de stade 5 » (pour reprendre la terminologie actuelle)…

Quand et comment aborder le sujet « donneur vivant » avec le patient en insuffisance rénale terminale ?

J’accueille un couple en consultation. Les deux sont circonspects, ont un regard méfiant mais en même temps curieux. Ils attendent que je leur annonce les suites du parcours néphro­logique. Elle est pâle et amaigrie : elle est atteinte d’une insuffisance rénale chronique due à un lupus systémique. Son insuffisance rénale a atteint…

Qui peut donner un rein de son vivant ?

Les dons d’organes sont régis en France par la loi de bioéthique*. Le don par un donneur vivant est un don dirigé (contrairement au don par donneur décédé, qui est anonyme) et la loi précise, en particulier, qui peut donner un rein de son vivant. La loi française s’applique aux donneurs étrangers venant en France se faire greffer ou…

Qu’est-ce que la greffe rénale par le don croisé ?

La greffe de donneur vivant impose que donneur et receveur (la paire) soient compatibles : compatibilité immunologique (groupe sanguin ABO-compatible, compatibilité dans le système HLA ; absence chez le futur greffé d’anticorps anti-­HLA dirigé contre le donneur de rein) ; mais aussi compati­bilité chirurgicale. Lorsque le don n’est…

Parcours médical du donneur vivant de rein

Le parcours médical du donneur vivant potentiel est assez long et requiert de nombreux examens qui varient en fonction de son âge et de ses antécédents. Il est nécessaire qu’un bilan extrêmement rigoureux soit réalisé afin de ne pas le mettre en danger. Par ailleurs, son parcours doit être exemplaire afin de ne pas décrédibiliser le…

Évaluation psychologique du donneur vivant

L’entretien est réalisé avec le donneur seul. Il est fréquent que le donneur ou le receveur demandent à être reçus ensemble, ce qui témoigne souvent de la solidarité et du lien étroit qui existent entre eux. Il convient alors d’expliquer avec tact les raisons du refus, au moins à la première consultation. Il est en effet important…

Le comité donneur vivant

La rencontre d’une personne envisageant de donner un rein avec le comité donneur vivant s’effectue à la fin du parcours – avant la convocation par le tribunal judiciare, une fois le dossier médical établi.Les comités donneur vivant ont été mis en place par la loi de bioéthique de 2004.1 Il en existe neuf répartis entre les régions…

Évaluation de la fonction rénale des donneurs vivants de rein

L’évaluation de la fonction rénale des candidats au don vivant de rein est fondamentale dans le processus de sélection des donneurs. Elle doit répondre à la question suivante : « Est-ce que la fonction rénale est compatible avec un don vivant de rein ? ». Ses modalités sont fondées sur les plus récentes connaissances de l’évolution…

Immunosuppression après greffe rénale avec donneur vivant

À long terme, les résultats des greffes rénales avec donneurs vivants sont meilleurs que ceux obtenus à partir de donneurs décédés. Parmi les raisons, il peut y avoir une meilleure compatibilité donneur- receveur dans le système HLA, des donneurs (presque) parfaits en termes de fonction rénale, une ischémie froide beaucoup plus…

Enjeux psychiques autour de la dette dans le cadre de la greffe avec donneur vivant

Les enjeux psychiques autour du don et de la dette en transplantation d’organe avec donneur vivant doivent être considérés avec beaucoup d’attention afin d’éviter l’émergence de difficultés et de troubles psychologiques. La réussite d’une greffe rénale au niveau médical (technique et immunologique) dépend aussi du traitement…

Donneur vivant en transplantation rénale : 10 messages clés

1 La loi de bioéthique de 2011 stipule que toute personne adulte peut donner de son vivant un de ses reins pourvu que donneur et receveur puissent témoigner de liens affectifs depuis au moins 2 ans.2 Il n’y a pas d’âge civil limite pour donner de son vivant un de ses reins.3 À long terme, la survie d’un rein issu d’un donneur vivant…

Les messages clés

1 La loi de bioéthique de 2011 stipule que toute personne adulte peut donner de son vivant un de ses reins pourvu que donneur et receveur puissent témoigner de liens affectifs depuis au moins 2 ans

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