Exclusif ! Si les lavages des fosses nasales étaient déconseillés au début de la pandémie, en raison d’un risque possible de dissémination bronchopulmonaire, que savons-nous un an après ? Ont-ils un intérêt lors de la phase aiguë de l’infection par le SARS-CoV-2, et en post-infection si une anosmie persiste ? Que prescrire aux patients en pratique (type de solution, modalités…) ? Par le Dr Duc Trung Nguyen (service d’ORL et chirurgie cervico-faciale, CHRU de Nancy) et ses collaborateurs.

 

Les lavages de nez occupent une place majeure dans la prise en charge de nombreuses pathologies nasales. Ils permettent un nettoyage mécanique de la cavité nasale en éliminant et limitant le temps de contact des différents aéro-contaminants (agents pathogènes comme bactéries, virus, champignons, allergènes, particules aéroportées). Les lavages permettent aussi de diminuer la concentration locale de médiateurs pro-inflammatoires en augmentant la clairance mucociliaire.

 

 

Quels effets en cas d’infection virale aiguë ?

Les cellules épithéliales développent un effet antiviral par la production de l’acide hypochloreux (HOCl) à partir d’ions chlorure.1 Il s’agit d’un mécanisme de l’immunité innée pour éliminer les infections virales. Dans cette étude, les auteurs ont évalué si une gamme de virus (à ADN, ARN, enveloppés ou non enveloppés) étaient inhibés lors de la présence d’ions chlorure fournis via le sel (NaCl). Tous les virus testés ont été inhibés en présence de NaCl : virus à ADN/enveloppés comme le virus herpès simplex ; ceux à ARN/enveloppés comme le coronavirus humain 229E (HCoV-229E), le virus...

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