À l’occasion du « Mars bleu » (mois du dépistage du cancer colorectal), l’Institut national du cancer (INCa) a fait le point sur le sujet : il serait réalisé seulement par 30,5 % de la population cible (femmes et hommes de 50 à 74 ans sans facteur de risque ni symptôme, soit 16,5 millions de personnes en France), largement en deçà des recommandations européennes (45 %).

 

Troisième cancer le plus fréquent en France et 2e le plus meurtrier, il touche chaque année près de 43 000 personnes et concerne autant les hommes que les femmes (plus de 23 000 et plus de 20 000 cas respectivement). Or dans 90 % des cas, il peut être guéri lorsqu’il est détecté à un stade précoce. 

D’où l’importance de sensibiliser les patients à l’importance de cette action… car le test de recherche de sang dans les selles est simple et efficace ; il est recommandé tous les 2 ans entre 50 et 74 ans, en l’absence de symptômes ou de terrain à risque. Pour rappel, une coloscopie doit être de proposée en cas de test positif et chez les sujets à risque, ou en cas de symptômes cliniques. Elle permet l'éradication des polypes et lésions précancéreuses.

Ce test se réalise à domicile : il consiste en un prélèvement unique de selles grâce à un bâtonnet qui est ensuite à replacer dans un tube hermétique garantissant sa conservation. Le prélèvement et la fiche d’informations à compléter par le patient (reçue avec le kit par courrier) sont ensuite à transmettre dans l’enveloppe T fournie au laboratoire de biologie médicale dont les coordonnées figurent sur celle-ci. Pour faciliter sa réalisation, l’INCa a mis à disposition des patients un mode d'emploi vidéo (à visionner sur ce lien) qui reprend, avec humour et légèreté, les étapes du dépistage.

L’INCa a également réalisé des chroniques audio pour sensibiliser la population à l’importance de ce dépistage, en français et en créole pour les départements d’outre-mer.

L.M.A., La Revue du Praticien

À lire sur ce sujet

De Bels F, Barré S, Catajar N, et al. Quelle évolution pour les programmes de dépistage des cancers ? Rev Prat 2019;69:102-6.