La maladie de Parkinson est une des plus fréquentes affections neurodégénératives et représente la deuxième cause de handicap moteur du sujet âgé. Aujourd’hui plus de 150 000 personnes en France en sont atteintes.

Dans la prise en charge de cette pathologie, certains points sont immuables : l’importance des éléments cliniques pour le diagnostic, et le binôme lévodopa-agonistes dopaminergiques comme traitement de référence – traitement rendu complexe par la grande variété des signes de la maladie à la fois moteurs et non moteurs. Ce dernier, qui reste symptomatique, doit en effet prendre en compte ces manifestations hétérogènes mais aussi les risques d’effets secondaires et enfin doit s’adapter à l’évolution de la maladie.

Les progrès thérapeutiques ont permis de mieux maîtriser les signes moteurs de la maladie, modifiant considérablement son profil évolutif. À l’inverse, les signes non moteurs impactent plus la qualité de vie. Qu’ils concernent la sphère psychique, la dysautonomie ou le sommeil, ils contribuent à la gêne quotidienne et sont complexes à corriger car, pour la plupart, issus de mécanisme non dopaminergique. La détérioration cognitive, qui touche près de 80 % des patients au cours de l’évolution de la maladie, est la plus dramatique. Néanmoins, la prise en charge des malades s’améliore, en les impliquant directement grâce à l’éducation thérapeutique, en les autonomisant dans leurs activités physiques et sportives, en améliorant les parcours de soins grâce aux centres experts maillant le territoire et en organisant le soutien aux aidants car la maladie de Parkinson touche une famille au-delà du malade lui-même.

Enfin, la recherche est dynamique grâce aux équipes précliniques et au réseau de recherche NS-PARK qui œuvrent pour accélérer la mise au point de nouveaux traitements et une meilleure personnalisation de ceux-ci. Cette démarche est encouragée par des associations de patients dynamiques et un plan gouvernemental, qui font de la prise en charge de la maladie de Parkinson en France un modèle pour d’autres pathologies.

À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, nous vous proposons une sélection d'articles récents sur cette pathologie.

Pour en savoir plus :

Mongin M, Degos B. Tremblement : quelle prise en charge ? Quels arguments pour Parkinson ? Rev Prat Med Gen 2019;33(1022);409-14.

Ory-Magne F. Syndrome parkinsonien dû aux médicaments. Rev Prat 2020;70(5);475-8.

Laurencin C, Danaila T, Thobois S. Prise en charge de la maladie de Parkinson : de la lune de miel aux fluctuations. Un traitement complexe et symptomatique mais qui peut assurer un contrôle longtemps. Rev Prat 2018;68(5);502-7.

Azulay JP. Intérêt de l’activité physique dans la maladie de Parkinson. Rev Prat 2018;68(5);513-4.

Aubignat M, Krystkowiak P. Symptômes non moteurs du Parkinson. Rev Prat Med Gen 2019;33(1027);676-7.

Palfi S. Neurostimulation dans la maladie de Parkinson. Rev Prat Med Gen 2018;32(993);20-1.

Corvol JC, Mariani LL. Perspectives thérapeutiques et pharmacologiques dans la maladie de Parkinson. Des défis nombreux qu’une recherche très active tente de relever. Rev Prat 2018;68(5);515-9.

Brefel-Courbon C, Remy P. Les structures de prise en charge de la maladie de Parkinson. Rev Prat 2018;68(5);520-1.

Figures et tableaux