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Les représentations antiques révèlent parfois des états pathologiques, dont les manifestations visibles ont frappé les artistes.
Dans Les Maladies dans l’art antique, ouvrage publié en 1998 chez Fayard, Mirko Grmek et Danielle Gourevitch avaient tenté de définir l’iconodiagnostic,1 considérant que l’art peut dire beaucoup de la situation ­pathologique des civilisations non historiques. Cette idée reste vraie pour les civilisations historiques – c’est-à-dire disposant également d’une documentation écrite – si l’on reste en dehors du milieu médical et de sa littérature. La notion a été très violemment et méchamment critiquée, mais qu’à cela ne tienne ! Il suffit de préciser que, pour pouvoir se lancer humblement et raisonnablement dans ce genre de recherches, il faut que les états pathologiques envisagés aient des mani­festations éclatantes et chargées d’émotion, frappant l’artiste assez fort pour qu’il ait envie de représenter d’emblée sans passer par l’étape d’une présentation rationnelle, même s’il en connaît l’explication scientifique proposée à l’époque. Nous continuons donc d’appeler iconodiagnostic le diagnostic rétrospectif des maladies fondé sur l’étude des images, complétant ce qu’apportent la paléopathologie, la pathographie et les données fondamentales des écrits médicaux.
Le corpus alors accumulé n’avait...

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