Le 8 janvier, nous avons publié un article – cosigné par 73 experts et 6 sociétés savantes – sur l’intérêt de la vitamine D dans la Covid, qui a suscité beaucoup de réactions, mais aussi des questions. Pourquoi est-il si difficile de prouver avec certitude le lien entre statut vitaminique D et susceptibilité à la Covid ? Quels schémas de supplémentation proposer, selon les patients (obèses, âgés, déjà supplémentés ou non) ? Quels sont les risques ? Interview du Pr Cédric Annweiler, chef du service de gériatrie du CHU d’Angers, premier auteur de ce texte.

 

L’association entre déficit en vitamine D et risque d’être infecté par le SARS-CoV-2 ou de faire une forme grave de la Covid a été évoquée depuis le début de la pandémie, sans preuve formelle. Pourquoi est-il si difficile de prouver ce lien ?

La vitamine D a montré des bénéfices sur la santé osseuse et neuromusculaire, mais ses effets suspectés (non prouvés) sont multiples. En effet, il est compliqué, à partir d’études d’observation, lorsqu’on note une association entre le fait d’avoir une hypovitaminose D et un évènement de santé (décès par Covid, par exemple), de préciser si le décès...

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ?

Une discipline exigeante nécessite une information exigeante

ABONNEZ-VOUS À PARTIR DE 1€ PAR JOUR

Figures et tableaux