Arthrose
Les connaissances physiopathologiques sur l’arthrose ont énormément progressé ces dernières années. Vue initialement comme une simple conséquence de l’usure articulaire chez la personne âgée, on sait aujourd’hui qu’il s’agit d’une véritable maladie touchant aussi les jeunes et dans laquelle interviennent des dérèglements cellulaires à l’intérieur des différents tissus de l’articulation : cartilage, os sous-chondral, tissu synovial essentiellement. On pense même désormais que ces tissus pourraient aussi être influencés par des signaux métaboliques circulants initiant ou aggravant la maladie arthrosique. Ces découvertes récentes ont de nombreuses répercussions non seulement en termes de diagnostic mais aussi de pronostic et surtout de thérapeutique. En effet, même si aujourd’hui nous n’avons pas encore à notre disposition de traitements de fond capables de retarder la maladie (en dehors de certains traitements non médicamenteux tels que la perte de poids ou l’activité physique), ces découvertes issues de la recherche fondamentale ouvrent la voie à des traitements ciblés innovants attendus non seulement par les médecins mais encore plus, avec une légitime impatience, par ces millions de patients touchés par cette maladie si douloureuse et si handicapante.

Au sommaire

Une arthrose ou des arthroses ?

L’arthrose, chef de file des maladies ostéoarticulaires chroniques, affecte environ 10 % de la population et bien plus après 65 ans. Les principaux facteurs de risque sont l’âge et l’obésité. Il s’agit d’une maladie pluritissulaire caractérisée par la dégradation du cartilage articulaire, une inflammation synoviale et des…

L’arthrose, marqueur de morbi-mortalité

L’arthrose est la forme la plus fréquente d’arthropathie, la gonarthrose et la coxarthrose sont considérées comme les plus invalidantes. En France, une étude réalisée entre 2007 et 2009 a estimé la prévalence de la gonarthrose clinique entre 2,1 % et 10,1 % selon l’âge pour les hommes, et entre 1,6 % et 14,9 % selon l’âge chez les…

Arthrose : quel bon usage des examens complémentaires ?

L’arthrose, dans sa forme dite primitive, touche très majoritairement la main, le genou et la hanche. La douleur articulaire amène au diagnostic dans l’immense majorité des cas : elle débute souvent progressivement, est souvent intermittente en début d’évolution et est de rythme mécanique, c’est-à-dire déclenchée lors de la …

Traitements non pharmacologiques de l’arthrose : incontournables et indispensables

En 2050, 600 millions de personnes souffriront d’arthrose dans le monde. Cette affection dégénérative des articulations, longtemps décrite uniquement comme une fatalité inéluctablement liée au vieillissement, est maintenant considérée comme la pierre angulaire de la santé des seniors.1

Traitements pharmacologiques de la gonarthrose

Le genou est la deuxième localisation la plus fréquente de l’arthrose du squelette appendiculaire, après les articulations des doigts. En France, l’enquête nationale (KHOALA) menée sur une population âgée de 40 à 75 ans a chiffré la prévalence de la gonarthrose radioclinique entre 2,1 et 10,1 % chez l’homme entre 1,6 et 14,9 % chez…

L’effet placebo dans le traitement de l’arthrose

L’effet placebo stricto sensu correspond à une amélioration réellement « ressentie » par le patient du fait de la libération de diverses substances cérébrales (endorphines, dopamine) induite par l’attente optimiste d’une amélioration. Il est souvent confondu avec l’effet « retour à la moyenne » (amélioration spontanée après une…

Arthrose : 10 messages clés

1 L’arthrose n’est plus considérée comme une entité unique mais plutôt comme une constellation de phénotypes différents avec, certes, des points communs mais aussi des différences physio- pathologiques permettant d’entrevoir des traitements ciblés en fonction du phénotype. 2 L’arthrose des membres inférieurs n’est plus considérée…

Les messages clés

1 L’arthrose n’est plus considérée comme une entité unique mais plutôt comme une constellation de phénotypes différents avec, certes, des points communs mais aussi des différences physio- pathologiques permettant d’entrevoir des traitements ciblés en fonction du phénotype

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