Les centres de brûlés multidisciplinaires spécialisés existent depuis 1946 aux États-Unis, 1952 en France. Depuis, des progrès spectaculaires ont transformé le pronostic des patients : réanimation du choc, excision précoce, greffons expansés, traitements anti-infectieux, suppléances vitales, réhabilitation, chirurgie reconstructrice, substituts cutanés de culture. Mais la morbidité et les séquelles des brûlures restent redoutables. Les coûts, l’antibiorésistance et les restructurations hospitalières menacent de refaire de la brûlure une maladie orpheline.