Les personnes en situation de précarité sont particulièrement exposées aux conséquences diverses de la pandémie de Covid-19 : taux d’infection plus importants, aggravation d’autres pathologies, isolement aggravé par les confinements successifs... 
Le médecin généraliste est un interlocuteur privilégié pour ces patients. Quelles solutions apporter ? Comment assurer le suivi en cette période ? Quid du vaccin ?
Les réponses du Dr Hélène de Champs Léger, coordinatrice de la permanence d’accès aux soins de santé (PASS) de l’Hôtel-Dieu à Paris. 

 

 

 

Quelles conséquences a eu la pandémie sur le suivi des patients précaires ? Comment y pallier ?

Les ruptures de suivi ont été particulièrement importantes dans cette population, notamment pour les pathologies chroniques : consultations non réalisées, examens non faits et surtout traitements arrêtés. De plus, de nombreux patients souffrant de pathologies aiguës ont consulté à un stade trop tardif, suraigu…

S’il est encore tôt pour disposer de chiffres concernant la surmortalité chez ces patients en période pandémique, l’expérience a montré une aggravation flagrante pour le diabète, l’hypertension artérielle et les pathologies cardiovasculaires plus généralement. Or rappelons que, déjà en temps normal, les maladies cardiovasculaires sont la première cause de sur-risque de morbi-mortalité chez les personnes précaires

Ces ruptures ont été très marquées pendant le premier confinement et à sa sortie, mais des freins demeurent aujourd’hui chez ces patients. À la PASS de l’Hôtel-Dieu, par exemple, la consultation est toujours très – voire trop – chargée, ce qui limite son accès. 

Mais à cela s’est ajouté, par manque d’information, un frein supplémentaire : outre la crainte de venir à l’hôpital en période épidémique, les oublis éventuels et les...

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