Maigrir, c’est mourir… Chez les personnes âgées, la dénutrition provoque des complications multiples pouvant aller jusqu’au décès. La pandémie actuelle est un facteur de risque supplémentaire de dénutrition dans cette population. Tout ce qu’il faut savoir pour « renutrir » un sujet âgé en pratique, exemples de menus à l’appui.

 

 

La dénutrition touche 4 % des personnes âgées vivant à leur domicile (soit 300 000 à 400 000 individus en France), 30 à 70 % des patients hospitalisés, 15 à 38 % de ceux vivant en institution. Des chiffres qui pourraient s’accroître dans le contexte épidémique actuel. En effet, d’une part, l’infection par le SARS-CoV-2 est associée à un risque majeur de dénutrition chez les personnes âgées, d’autre part, le confinement et l’isolement liés à la pandémie sont des situations à risque. 

Les conséquences sont souvent graves : baisse de l’autonomie et de la qualité de vie, dégradation de l’état psychologique (dépression, troubles de la mémoire), altérations de la cicatrisation (en postopératoire ou en cas d’escarres), augmentation du risque d’hospitalisation, des fractures à la fois par ostéoporose, par réduction des capacités musculaires et de la masse grasse (perte de l’effet coussin lors des chutes)…

Le...

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