En pédopsychiatrie, la prescription médicamenteuse n’est pas le premier recours !
Nous avons construit ce dossier à l’adresse des médecins généralistes et des pédiatres, autour de la prescription médicamenteuse. La prescription n’est pas le premier recours en psychiatrie de l’enfant ; elle passe toujours au second plan par rapport à l’abord psychosocial ou rééducatif de l’enfant et de sa famille. Elle est le plus souvent débutée par le pédopsychiatre, mais volontiers prolongée par le médecin traitant. Il est donc important que généralistes et pédiatres soient à jour. De ce point de vue, le Pediatric Act nous permet aujourd’hui d’avoir des données beaucoup plus solides.

Nous avons choisi de le faire en parcourant les grandes classes médicamenteuses qui peuvent faire l’objet de prescriptions prolongées : antidépresseurs, antipsychotiques et psychostimulants. L’encadré sur le syndrome de Prader-Willi met également en lumière, à propos d’un exemple rare et assez spécifique, le concept de psychopharmacologie développementale.

Enfin, il nous paraissait indispensable d’évoquer les innovations en pratique psychothérapique et les alternatives non médicamenteuses puisque, comme cela est rappelé dans les 10 messages clés, c’est toujours le soin relationnel qui est la pierre angulaire du traitement de l’enfant et de sa famille.

Au sommaire

Quelle prescription d’antidépresseurs chez l’enfant ?

Quoique l’existence d’affects dépressifs chez l’enfant puisse sembler contre-intuitive pour les adultes, entre 1 et 2 % des enfants prépubères auraient un état dépressif entraînant une souffrance clinique significative.1 L’identification du trouble dépressif à cet âge peut en soi représenter des difficultés compte tenu des…

État des lieux de la prescription des antipsychotiques chez l’enfant

Il existe deux classes d’antipsychotiques ou neuroleptiques : les conventionnels de première génération (typiques) et ceux de seconde génération (atypiques). La distinction entre les deux groupes se situe au niveau de leurs propriétés pharmacologiques. Tous les antipsychotiques bloquent le système dopaminergique D2. Cependant,…

Psychopharmacologie développementale : l’exemple du syndrome de Prader-Willi

Dans le champ des troubles rares et complexes du développement et de leurs prises en charge pharmacologiques, le syndrome de Prader-Willi est un exemple paradigmatique. Ce syndrome est un trouble neuro-­développemental d’origine génétique (1 enfant sur 20 000 naissances) affectant la région chromosomique 15q11-q13.1 Du fait d’une…

Quelle prescription des psychostimulants chez l’enfant ?

Les principales substances stimulant la vigilance sont les méthylxanthines (caféine…), le modafinil (Modiodal), certains alcaloïdes tropaniques (cocaïne) et certaines phényléthylamines substituées (amphétamines, méthylphénidate). Les principaux neurotransmetteurs affectés sont les catécholamines (dopamine, noradrénaline) et la…

Innovations en psychothérapie chez l’enfant

Parmi les facteurs qui caractérisent la pratique clinique en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, deux d’entre eux occupent une place particulière : le changement d’expression symptomatique en fonction du niveau de développement de l’enfant et l’intrication entre le fonctionnement de l’enfant et celui des environnements dans…

Actualités thérapeutiques en pédopsychiatrie : les 10 messages clés

1 La prescription des psychotropes chez l’enfant et l’adolescent doit être limitée aux troubles sévères, en association avec d’autres interventions visant les facteurs psychopatho­logiques et psychosociaux. 2 Les approches psychothérapiques doivent être adaptées au niveau du développement de l’enfant et inclure systématiquement son…

Les messages clés

1 La prescription des psychotropes chez l’enfant et l’adolescent doit être limitée aux troubles sévères, en association avec d’autres interventions visant les facteurs psychopatho­logiques et psychosociaux

Tous les tableaux et figures du dossier

Une discipline exigeante nécessite une information exigeante

ABONNEZ-VOUS À PARTIR DE 1€ PAR JOUR