Remarquables progrès techniques de la médecine fœtale
La loi de bioéthique du 29 juillet 1994 a donné la première définition du diagnostic prénatal, qui « s’entend des pratiques médicales ayant pour but de détecter in utero, chez l’embryon ou chez le fœtus, une affection d’une particulière gravité ». Ce texte a également créé les centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN), au sein desquels s’exerce l’activité de diagnostic prénatal (DPN) régie par des recommandations de bonne pratique sous la tutelle de l’Agence de la biomédecine. Il existe 49 CPDPN sur le territoire français, permettant à chaque femme d’être prise en charge si son fœtus est porteur d’une anomalie. Les progrès réalisés depuis trente ans sont tels que, lors de la révision de la loi de bioéthique en 2021, le DPN est devenu la médecine fœtale, « qui s’entend des pratiques médicales (…) ayant pour but le diagnostic et l’évaluation pronostique ainsi que (…) le traitement, y compris chirurgical, d’une affection d’une particulière gravité ou susceptible d’avoir un impact sur le devenir du fœtus ou de l’enfant à naître ».
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