Une prise en charge en évolution constante mais toujours multidisciplinaire

Les hémorragies digestives sont un motif fréquent de recours aux soins, toutefois les présentations, les localisations, les causes et les niveaux de gravité sont très variés. L’urgentiste et le réanimateur sont au cœur de la prise en charge initiale, avant d’être épaulés, et souvent relayés, par l’hépato-gastroentérologue, en inter action avec, par exemple, des cardiologues ou des neurologues et parfois le radio logue et le chirurgien. Les endoscopies digestives constituent un temps fort de la prise en charge, mais elles ne doivent ni précipiter ni occulter les autres mesures diagnostiques et thérapeutiques. L’avènement de l’endoscopie capsulaire a modifié la nosologie même des hémor ragies digestives ; le trop large usage des inhibiteurs de la pompe à protons a bou leversé l’épidémiologie ; la mise sur le marché des anticoagulants oraux directs appelle à une mise à jour constante des connaissances ; enfin, la bio-ingénierie ne cesse d’enrichir l’arsenal diagnostique et thérapeutique des endoscopistes.

Au sommaire

Nosologie et épidémiologie des hémorragies digestives

Les hémorragies digestives (HD) correspondent à tout saignement du tube digestif, qu’il soit extériorisé (c’est-à-dire visible, à type d’hématémèse, d’hématochézie ou de méléna) ou occulte (anémie ferriprive, test de détection de sang positif). Le terme hématochézie (émission de sang rouge par l’anus) remplace celui souvent…

Prise en charge initiale d’une hémorragie digestive

Devant un tableau clinique évocateur d’hémorragie digestive (HD), haute ou basse, la prise en charge débute par l’évaluation de la gravité et la mise en place éventuelle de mesures de réanimation. L’évaluation hémodynamique est réalisée grâce à la mesure des paramètres vitaux (pression artérielle et fréquence cardiaque) et l…

Permanence des soins en endoscopie digestive, l’exemple de l’AP-HP

Les hémorragies digestives (HD) sont un motif fréquent de recours aux soins. Leur prévalence serait de l’ordre de 150 pour 100 000 habitants par an en France. Environ 80  % de ces hémorragies trouvent leur cause dans l’œsophage, l’estomac ou le duodénum et sont dites «  hautes  ». 

Gestion des agents antiplaquettaires et des anticoagulants oraux en contexte d’hémorragie digestive

La gestion des agents antiplaquettaires (AAP) et des anticoagulants oraux en situation d’urgence a fait l’objet de propositions de groupes de travail et de sociétés savantes.1 - 3 La prise en charge des hémorragies digestives (HD) comprend des mesures symptomatiques (remplissage vasculaire, transfusion), étiologiques et…

Hémorragie digestive haute (hors hypertension portale)

La majorité (environ 75 à 80  %) des cas d’hémorragie digestive haute (HDH, en amont de l’angle de Treitz) surviennent hors contexte d’hypertension portale (HTP).

Hémorragie digestive haute sur hypertension portale chez les patients atteints de cirrhose

L’hémorragie digestive (HD) est l’une des principales causes de mortalité chez les patients atteints de cirrhose (entre 15 et 20  % au premier épisode). La première cause d’HD est la rupture de varices œsophagiennes (RVO ; 70  %), suivie de l’ulcère gastroduodénal (justifiant un traitement par inhibiteurs de la pompe…

Ectasies vasculaires antrales  : un diagnostic différentiel, ou parfois associé, à la gastropathie d’hypertension portale

Les ectasies vasculaires antrales (EVA) sont une cause rare d’hémorragie digestive et d’anémie (4  % des hémorragies digestives hautes [HDH] non variqueuses, soit environ 1  % des HDH au total). Elles concernent plus volontiers les sujets âgés (73 ans en moyenne, ce qui laisse penser qu’il s’agit d’une pathologie…

Hémorragie digestive basse

L’hémorragie digestive basse (HDB) constitue une urgence fréquente dont la gestion optimale reste débattue. Elle se définit historiquement comme un saignement prenant son origine en aval de l’angle de Treitz. Devant le développement et l’amélioration des techniques d’exploration de l’intestin grêle (vidéocapsule, entéroscopie), il…

Hémorragies digestives  : que faire quand endoscopie digestive haute et coloscopie sont normales  ?

La suspicion de saignement de l’intestin grêle (SSIG) est définie par une hémorragie d’allure digestive, extériorisée ou non (anémie ferriprive), sans cause identifiée après réalisation d’une endoscopie haute et d’une coloscopie de bonne qualité. Cette situation représente 5  % des cas.1,2 Avant de retenir cette hypothèse, il…

Vidéocapsules endoscopiques : des drones au service du tube digestif

Les vidéocapsules endoscopiques (VCE) sont des dispositifs d’endoscopie digestive uniques en leur genre, bien différents des «  tubes  » utilisés historiquement dans la discipline. Leur utilisation est purement diagnostique, mais elles ouvrent de nouveaux champs des possibles, notamment dans la prise en charge des…

Les messages clés

La prise en charge des hémorragies digestives (HD) repose sur une approche multidisciplinaire où urgentistes et réanimateurs doivent disposer des relais des autres spécialités, notamment des hépatogastroentérologues

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Tableaux et figures

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