M. P., 55 ans, consulte son médecin traitant pour une asthénie modérée. Celui-ci lui prescrit un hémogramme qui montre les résultats suivants : globules blancs = 20 000/mm3 dont : lymphocytes 16 000/mm3 (d’aspect mature) ; polynucléaires neutrophiles 3 000/mm3 ; hémoglobine à 13 g/dL ; plaquettes à 300 000/mm3. Le médecin évoque une leucémie lymphoïde chronique et adresse le patient à un hématologue. Le patient ne se rend pas au rendez-vous. Deux mois plus tard, il consulte aux urgences pour une fièvre à 40 °C, d’apparition brutale, associée à une toux grasse. L’auscultation retrouve un foyer de crépitants de la base gauche. La saturation est à 96 % en air ambiant.
Question 1 - Parmi les propositions suivantes, laquelle/lesquelles est/sont exacte(s) ?
Bien que la légionellose se manifeste souvent par des signes extra-respiratoires tels qu’une confusion, des troubles digestifs et des anomalies biologiques (cytolyse hépatique, insuffisance rénale), ceux-ci peuvent manquer. La légionellose peut parfois se présenter comme un foyer de pneumonie localisé plutôt qu’un syndrome interstitiel bilatéral et diffus. La clinique seule ne permet donc pas d’éliminer ce diagnostic, et une antigénurie légionelle est recommandée.
L’évolution naturelle de la LLC est associée à une hypogammagloblulinémie qui est un facteur de risque de pneumonie, notamment à pneumocoque.
En l’absence de signe de gravité, l’antibiothérapie recommandée ici est l’amoxicilline.
