Vous êtes interne de garde aux urgences. Vous recevez M. B., 46 ans pour céphalées et confusion.
Il est accompagné d’un membre de sa famille qui vous explique qu’il a de violents maux de tête depuis quelques jours avec plusieurs épisodes de vomissements puis l’apparition d’un syndrome confusionnel.
Vous l’interrogez sur le mode de vie et les antécédents du patient. Il est d’origine marocaine, vivant en France depuis 2013. Il est marié et père d’une petite fille de 2 ans qui vit au Maroc. Il est technicien de surface. Son proche ne lui connaît pas d’antécédent médical particulier, il n’a pas de consommation d’alcool ou de tabac. Il n’a pas voyagé récemment.
À l’arrivée : température (T°) = 38,2 °C ; tension artérielle (TA) = 120/80 mmHg ; fréquence cardiaque (FC) = 95 bpm ; saturation en oxygène (SpO2) = 98 % en air ambiant, score de Glasgow (GCS) = 14 (propos incohérents).
Cliniquement : patient cachectique, agitation psychomotrice. Le patient est confus et tient des propos incohérents. Il dit néanmoins avoir très mal à la tête et se plaint d’un flou visuel.
Biologiquement : hémoglobine (Hb) = 12,9 g/dL ; volume globulaire moyen (VGM) = 85 fl ; plaquettes = 215 G/L ; globules blancs (GB) = 5 G/L ; polynucléaires neutrophiles (PNN) = 3,5 G/L ; lymphocytes = 0,6 G/L ; ionogramme sanguin normal ; créatininémie = 40 µmol/L ; bilan hépatique normal ; protéine C réactive (CRP) 15 mg/L.
Vous réalisez un scanner cérébral non injecté en urgence qui est décrit comme normal.
Il est accompagné d’un membre de sa famille qui vous explique qu’il a de violents maux de tête depuis quelques jours avec plusieurs épisodes de vomissements puis l’apparition d’un syndrome confusionnel.
Vous l’interrogez sur le mode de vie et les antécédents du patient. Il est d’origine marocaine, vivant en France depuis 2013. Il est marié et père d’une petite fille de 2 ans qui vit au Maroc. Il est technicien de surface. Son proche ne lui connaît pas d’antécédent médical particulier, il n’a pas de consommation d’alcool ou de tabac. Il n’a pas voyagé récemment.
À l’arrivée : température (T°) = 38,2 °C ; tension artérielle (TA) = 120/80 mmHg ; fréquence cardiaque (FC) = 95 bpm ; saturation en oxygène (SpO2) = 98 % en air ambiant, score de Glasgow (GCS) = 14 (propos incohérents).
Cliniquement : patient cachectique, agitation psychomotrice. Le patient est confus et tient des propos incohérents. Il dit néanmoins avoir très mal à la tête et se plaint d’un flou visuel.
Biologiquement : hémoglobine (Hb) = 12,9 g/dL ; volume globulaire moyen (VGM) = 85 fl ; plaquettes = 215 G/L ; globules blancs (GB) = 5 G/L ; polynucléaires neutrophiles (PNN) = 3,5 G/L ; lymphocytes = 0,6 G/L ; ionogramme sanguin normal ; créatininémie = 40 µmol/L ; bilan hépatique normal ; protéine C réactive (CRP) 15 mg/L.
Vous réalisez un scanner cérébral non injecté en urgence qui est décrit comme normal.
Question 1 - Quel(s) examen(s) réalisez-vous en urgence ?
Recommandations de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) pour la méningo-encéphalite infectieuse : Guidelines on the management of infectious encephalitis in adults (ScienceDirect).
Un scanner cérébral normal n’élimine pas une hypertension intracrânienne. Ici, l’association de céphalées, vomissements et flou visuel devait faire évoquer ce diagnostic et donc entraîner une prise de pression d’ouverture lors de la ponction lombaire et demander un examen du fond d’œil à la recherche d’un œdème papillaire bilatéral.