Un homme de 34 ans consulte pour des douleurs buccales évoluant depuis dix jours avec gêne à l’alimentation. Il décrit également une fatigue récente et une perte de poids de 4 kg en deux mois.
À l’examen de la cavité buccale, vous observez les lésions suivantes : Figure 1 (Antoine Bertolotti, La Revue du Praticien)
Question 1 - Vous reconnaissez sur cette image (une ou plusieurs réponses exactes) :
Aspect typique de candidose buccale.
Plaques blanchâtres non détachables souvent situées sur les bords latéraux de la langue.
Ulcérations creusantes, non enduites, blanchâtres.
Réseau blanchâtre non détachable souvent situé sur la face interne de la joue.
Aspect migrateur érythémateux sans enduit crémeux.
Question 2 - Devant ce tableau clinique vous proposez (une ou plusieurs réponses exactes) :
Candidose buccale = diagnostic clinique.
Candidose buccale = diagnostic clinique.
Toute candidose buccale profuse de l’adulte impose un dépistage VIH.
Non évocateur d’herpès.
Pour le moment il n’y a pas de signe neurologique rapporté.
La sérologie VIH revient positive. Le taux de lymphocytes CD4 est à 180/mm3.
Question 3 - Concernant la prise en charge de cette candidose buccale, vous proposez (une ou plusieurs réponses exactes) :
Indiqué en première intention si forme non sévère.
Indiqué en cas d’échec ou de forme sévère.
Aucune indication.
Indiqué devant l’infection à VIH.
Toujours traiter.
À l’examen génital, vous observez les lésions suivantes :
Figure 2 (Antoine Bertolotti, La Revue du Praticien)
Question 4 - Le(s) élément(s) en faveur d’une syphilis chez ce patient est/sont :
Toute ulcération/érosion génitale est une syphilis jusqu’à preuve du contraire.
En faveur d’une balanite candidosique.
Habituellement indolore.
Fréquente.
Évoque l’herpès.
Question 5 - Le(s) examen(s) à demander est/sont :
Examen de référence.
Examen de plus en plus réalisé, mais non recommandé et non remboursé pour le moment.
Non contributif pour la recherche d’une syphilis car la culture n’est pas possible. Pour recherche un gonocoque, l’écouvillonnage aura lieu au niveau du méat urétral.
Toujours associé.
Confirmation nécessaire.
Le patient vous rapporte des rapports sexuels non protégés réguliers.
Question 6 - Le traitement repose sur (une ou plusieurs réponses exactes) :
Traitement de référence pour des formes précoces (< 1 an). À noter que la présence de lésions cutanées est en faveur d’une forme précoce. Les principales lésions cutanées qui apparaissent dans les formes tardives (> 1 an) sont les gommes.
Traitement pour les syphilis tardives (> 1 an).
Si non introduit déjà précédemment, devant l’atteinte bifocale, il est à proposer ici.
Pas en première intention dans la syphilis. Pas d’indication sans signe clinique en faveur d’un gonocoque.
N’est pas le traitement de la syphilis, ni de la candidose.
Question 7 - La ou les mesure(s) associée(s) à la prise en charge globale est/sont :
Recommandé qu’en cas de signe clinique à type d’urétrite.
Indispensable.
Prévention.
Selon risque.
Car a un taux de CD4 très bas. Examen clinique complet et recherche de point d’appel pour une pneumocystose, toxoplasmose, cytomégalovirus, sarcome de Kaposi, etc.