Monsieur T., 34 ans, sans antécédent notable, consulte pour la découverte fortuite d’une hématurie microscopique et d’une protéinurie sur bandelette urinaire (BU) de dépistage au travail. Il a eu un épisode d’hématurie macroscopique il y a six ans sans caillot. Il confie des antécédents familiaux d’hypertension artérielle (HTA).
Question 1 - Concernant la situation initiale du patient, quelle(s) est/sont la/les affirmation(s) exacte(s) ?
La présence d’une hématurie même microscopique peut être observée au cours de la maladie lithiasique par irritation des voies excrétrices urinaires.
En cas d’origine néphrologique de l’hématurie, on n’observe jamais de caillots du fait de la présence d’urokinase sécrétée dans le tubule rénal, enzyme fibrinolytique qui empêche la formation de caillots dans les voies urinaires. La présence de caillot témoigne d’une atteinte post-tubulaire donc urologique.
Une protéinurie a fortiori glomérulaire (albumine dépistée par la BU) associée à une hématurie est évocatrice d’une atteinte néphrologique.
La consommation d’aliments tels que les betteraves, les mûres, la rhubarbe ou le chou rouge peut être responsable d’une coloration rouge des urines semblable à une hématurie macroscopique. Elle n’entraîne pas toutefois la positivité de la bandelette urinaire qui détecte l’hémoglobine et d’autres dérivés héminiques tels que la myoglobine.
La présence de fausses hématuries est à éliminer par un ECBU (myoglobinurie, hémoglobinurie…).