Monsieur C., 59 ans, consulte aux urgences pour altération de l’état général et ictère.
Il a pour antécédent une hypertension artérielle (HTA) traitée par périndopril, une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) traitée par budésonide et formotérol, avec antécédent de passage en unité de surveillance continue (USC) pour ventilation non invasive (VNI), une ostéosynthèse du poignet gauche et une cholécystectomie. Pas d’allergie médicamenteuse connue.
Monsieur C. est écrivain. Il est marié, sans enfants. Il fume 10 cigarettes par jour et prend 2 verres de vin à chaque repas.
Depuis quelques mois, il rapporte une fatigue l’ayant conduit à réduire ses activités. Il n’indique ni perte de poids ni douleurs. Son épouse l’a incité à consulter après avoir remarqué que ses yeux étaient jaunes.
Au service d’accueil d’urgence, ses constantes sont : pression artérielle (PA) = 102/74 mmHg ; fréquence cardiaque (FC) = 92/min ; température (T°) = 36,2 °C ; saturation en oxygène (SpO2) = 94 % ; glycémie = 1,54 g/L.
À l’examen clinique, il n’y a pas de signe d’hypoperfusion périphérique. On perçoit quelques ronchi à l’auscultation pulmonaire sans foyer de crépitants. L’abdomen est distendu et mat mais il reste dépressible et indolore. Ses urines sont foncées et ses selles sont normales.
Les résultats du bilan biologique sont : hémoglobine = 10,5 g/dL ; réticulocytes = 40 G/L ; leucocytes = 9 G/L ; plaquettes = 138 G/L ; sodium = 135 mmol/L ; potassium = 4,3 mmol/L ; créatinine = 82 µmol/L ; protéine C réactive = 33 mg/L ; bilirubine totale = 56 µmol/L ; taux de prothrombine (TP) = 52 % ; temps de céphaline activée (TCA) = 1,27.
Il a pour antécédent une hypertension artérielle (HTA) traitée par périndopril, une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) traitée par budésonide et formotérol, avec antécédent de passage en unité de surveillance continue (USC) pour ventilation non invasive (VNI), une ostéosynthèse du poignet gauche et une cholécystectomie. Pas d’allergie médicamenteuse connue.
Monsieur C. est écrivain. Il est marié, sans enfants. Il fume 10 cigarettes par jour et prend 2 verres de vin à chaque repas.
Depuis quelques mois, il rapporte une fatigue l’ayant conduit à réduire ses activités. Il n’indique ni perte de poids ni douleurs. Son épouse l’a incité à consulter après avoir remarqué que ses yeux étaient jaunes.
Au service d’accueil d’urgence, ses constantes sont : pression artérielle (PA) = 102/74 mmHg ; fréquence cardiaque (FC) = 92/min ; température (T°) = 36,2 °C ; saturation en oxygène (SpO2) = 94 % ; glycémie = 1,54 g/L.
À l’examen clinique, il n’y a pas de signe d’hypoperfusion périphérique. On perçoit quelques ronchi à l’auscultation pulmonaire sans foyer de crépitants. L’abdomen est distendu et mat mais il reste dépressible et indolore. Ses urines sont foncées et ses selles sont normales.
Les résultats du bilan biologique sont : hémoglobine = 10,5 g/dL ; réticulocytes = 40 G/L ; leucocytes = 9 G/L ; plaquettes = 138 G/L ; sodium = 135 mmol/L ; potassium = 4,3 mmol/L ; créatinine = 82 µmol/L ; protéine C réactive = 33 mg/L ; bilirubine totale = 56 µmol/L ; taux de prothrombine (TP) = 52 % ; temps de céphaline activée (TCA) = 1,27.
Question 1 - Vers quel type d’ictère vous oriente cette présentation (une seule réponse exacte) ?
Des selles colorées sont également observées dans un ictère mixte non cholestatique.
Les urines foncées ne sont pas spécifiques de l’ictère à bilirubine conjuguée. Elles peuvent aussi s’observer en cas d’hémolyse intravasculaire.
Une anémie mixte (ex : hémolyse + carence martiale) peut empêcher la régénération médullaire, masquant ainsi l’augmentation des réticulocytes.
En effet, la décoloration des selles est liée à une diminution de l’excrétion biliaire dans le tube digestif.
Un TP abaissé peut également s’observer en cas de cholestase, par malabsorption de la vitamine K liposoluble, entraînant un défaut de synthèse des facteurs de coagulation.


En cas de cholestase, c’est-à-dire d’obstacle à l’excrétion biliaire, la bilirubine conjuguée, hydrosoluble, est éliminée dans les urines, entraînant une coloration foncée de celles-ci et une décoloration des selles.
Lors d’une hémolyse intravasculaire, la destruction des globules rouges libère de l’hémoglobine libre qui, après saturation de l’haptoglobine, est filtrée par le rein et excrétée dans les urines, leur donnant une coloration brun foncé.