Monsieur B., 52 ans, vous consulte au cabinet de pneumologie pour une fatigue diurne persistante évoluant depuis plusieurs mois, avec une baisse de la vigilance.
Il ne rapporte pas spontanément de plainte nocturne.
L’examen clinique initial est sans particularité.
Devant une plainte de baisse de vigilance diurne, une démarche diagnostique structurée est justifiée.
Il ne rapporte pas spontanément de plainte nocturne.
L’examen clinique initial est sans particularité.
Devant une plainte de baisse de vigilance diurne, une démarche diagnostique structurée est justifiée.
Question 1 - Parmi les propositions suivantes, laquelle/lesquelles est/sont exacte(s) ?
En particulier un syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), devant toute baisse de vigilance ou somnolence diurne, même en l’absence de plainte nocturne spontanée.
De nombreux traitements (psychotropes, antalgiques, hypnotiques) peuvent induire une somnolence, indépendamment d’un trouble du sommeil primaire.
L’insomnie chronique ne peut pas être retenue sur ces seuls éléments, car il s’agit d’un diagnostic clinique précis, reposant sur des symptômes nocturnes caractéristiques (difficulté d’endormissement, difficulté de maintien du sommeil, éveils précoces), persistant dans le temps (> 3 nuits par semaine, > 3 mois), un retentissement diurne, et la persistance des troubles malgré des opportunités de sommeil satisfaisantes.
Cette hypothèse ne peut pas être écartée d’emblée, même en l’absence d’éléments nocturnes documentées, bien qu’elle soit moins fréquente que les troubles respiratoires du sommeil.
Les symptômes nocturnes peuvent être méconnus par le patient, ou uniquement rapportés par l’entourage. Les plaintes diurnes peuvent constituer le mode de révélation principal.