Vous êtes interne en psychiatrie et recevez aux urgences Mme B., 86 ans, retrouvée chez elle avec des troubles de la vigilance.

Une amie s’était rendue à son domicile dans le but de lui faire une visite et a trouvé inquiétante sa non-réponse aux appels téléphoniques et aux coups frappés à la porte.

Les pompiers alors alertés ont retrouvé plusieurs plaquettes d’alprazolam (Xanax) dans la poubelle de la patiente.

L’amie de Mme B. a pu rapporter que cette dernière n’avait pas consulté son médecin traitant depuis plusieurs mois et qu’elle avait arrêté son traitement habituel.

Elle n’a, en revanche, pas pu nous renseigner sur des éventuels antécédents médicaux personnels.
Question 1 - Dans ce contexte, quels sont les premiers éléments de votre prise en charge ?
Fait partie des symptômes neurovégétatifs atropiniques retrouvés dans le syndrome anticholinergique induit par la prise de benzodiazépines.
Idem.
C’est l’hypertonie pyramidale des 4 membres qui est retrouvée dans le syndrome anticholinergique.
Tout d’abord nous ne connaissons pas les antécédents de la patiente, et le flumazénil est contre-indiqué en cas d’épilepsie.
De plus, le flumazénil s’administre UNIQUEMENT lorsque nous pouvons affirmer la prise exclusive de molécules benzodiazépines. Une prise concomitante d’antidépresseur tricyclique, par exemple, contre-indique le flumazénil (produits proconvulsivants).
La N-acétylcystéine n’a pas sa place dans ce contexte. Il s’agit du traitement antidote au paracétamol.

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