Un jeune homme de 25 ans consulte aux urgences pour une colique néphrétique droite. Il est apyrétique, sans antécédents particuliers. La douleur est typique de colique néphrétique, la bandelette urinaire est négative (sang, leucocytes et nitrites négatifs). L’abdomen sans préparation (ASP) ne montre pas d’opacité calcique en projection des voies urinaires. Un scanner rénal sans injection est demandé et met en évidence une volumineuse masse rétropéritonéale comprimant l’uretère droit. Le traitement antalgique soulage le patient. À l’examen clinique, le testicule droit est augmenté de volume, indolore, sans hydrocèle associée.
Question 1 – Quel diagnostic pouvez-vous évoquer ?
Tumeur germinale du testicule.
Question 2 – Quels examens demandez-vous ?
Échographie testiculaire, alpha-fœtoprotéine (αFP), hormone chorionique gonadotrope humaine (hCG), lactate déshydrogénase (LDH).
L’échographie montre un testicule droit d’allure tumorale.
Question 3 – Comment confirmer votre diagnostic ? Décrivez la technique.
Orchidectomie par voie inguinale avec clampage premier du cordon (après cryoconservation de sperme).
Question 4 – Quels sont les facteurs de risque de tumeur germinale du testicule ?
Cryptorchidie, antécédents personnels et familiaux de tumeur germinale, consommation de cannabis.
Question 5 – Quels sont les deux sites métastatiques les plus fréquents d’une tumeur germinale du testicule ?
Rétropéritoine, poumons.

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