Quelle place reste-t-il pour les antivitamines K ?
Les antivitamines K (AVK) ont constitué le traitement anticoagulant de référence depuis les années 50, mais ils ont pour inconvénient une variabilité interindividuelle et la nécessité d’effectuer des contrôles mensuels de l’INR. À partir des années 2010, les anticoagulants oraux directs (AOD) ont progressivement supplanté les AVK, en raison de l’absence de contrôles sanguins réguliers de l’hémostase et de nombreux essais randomisés ayant démontré une efficacité et une sécurité au moins équivalentes aux AVK dans la plupart des indications.
Ainsi, les AOD sont désormais recommandés en première intention dans la plupart des présentations de la maladie veineuse thromboembolique et de la fibrillation atriale. À l’heure actuelle, les indications persistantes des AVK sont rares mais importantes à connaître :
• complications vasculaires du syndrome des antiphospholipides ;
• dans la FA : chez les patients ayant un rétrécissement mitral rhumatismal associé à une FA et après un remplacement valvulaire par prothèse mécanique ;
• en cas d’insuffisance rénale terminale non dialysée (en raison du métabolisme rénal des AOD).
Leur prescription doit être accompagnée d’une éducation du patient et, si possible, d’une automesure de l’INR afin d’améliorer l’adhésion au traitement et de diminuer le risque de complication.
Ainsi, les AOD sont désormais recommandés en première intention dans la plupart des présentations de la maladie veineuse thromboembolique et de la fibrillation atriale.
À l’heure actuelle, les indications persistantes des AVK sont rares mais importantes à connaître :
• complications vasculaires du syndrome des antiphospholipides ;
• dans la FA : chez les patients ayant un rétrécissement mitral rhumatismal associé à une FA et après un remplacement valvulaire par prothèse mécanique ;
• en cas d’insuffisance rénale terminale non dialysée (en raison du métabolisme rénal des AOD).
Leur prescription doit être accompagnée d’une éducation du patient et, si possible, d’une automesure de l’INR afin d’améliorer l’adhésion au traitement et de diminuer le risque de complication.
D’après : Iung B. Quelle place reste-t-il pour les antivitamines K ? Bull Acad Natl Med 31 décembre 2025.